Italie : le navire de migrants autorisé à accoster, mais pas à débarquer

Le gouvernement italien autorise un navire des gardes-côtes italiens transportant 177 migrants à accoster en Sicile, mais des sources au ministère de l’Intérieur ont précisé que les passagers ne débarqueraient pas sans garanties européennes.

Le navire Diciotti des gardes-côtes italiens avec 177 migrants à bord va pouvoir accoster en Sicile, a annoncé lundi 20 août le gouvernement italien.

Le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, a précisé sur son compte Twitter que le Diciotti, bloqué en mer depuis cinq jours devant l’île italienne de Lampedusa, accosterait à Catane. “L’Europe doit à présent se hâter pour accomplir sa part”, ajoute-t-il.Des sources au ministère de l’Intérieur ont aussitôt indiqué que leur ministre, Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue (extrême droite) n’avait pas approuvé l’autorisation.

Le ministre de l’Intérieur, ajoute-t-on de même source, attend des garanties sur la prise en charge de ces migrants et ceux-ci ne seront pas autorisés à débarquer tant que Rome n’aura pas d’assurance.

Un accord européen ?

La Commission européenne a annoncé qu’elle travaillait sur une solution similaire à celle trouvée la semaine dernière avec Malte pour les passagers de L’Aquarius. Malte a accepté d’accueillir le navire humanitaire affrété par l’ONG SOS Méditerranée dans le cadre d’un accord européen qui prévoit la répartition de la majeure partie des 141 migrants à son bord vers cinq pays européens, dont la France et l’Espagne.

Le Diciotti attend dans les eaux internationales depuis mercredi, quand il a porté secours à 190 migrants entassés sur une embarcation partie de Libye. Treize d’entre eux, nécessitant un traitement médical d’urgence, ont été rapidement évacués vers l’Italie mais le bateau de la Guardia Costiera a attendu ensuite une autorisation pour accoster et débarquer les 177 autres migrants.

Rome estimait que le bateau devait accoster à Malte, au motif que les migrants avaient traversé le secteur maritime sous la responsabilité maltaise. Danilo Toninelli, le ministre italien des Transports, a réclamé dimanche que l’UE sanctionne Malte pour son refus d’assistance.

L’Italie, qui a enregistré plus de 650 000 arrivées de migrants sur ses côtes depuis 2014, “ne sera plus le camp de réfugiés de l’Europe”, a affirmé à plusieurs reprises Matteo Salvini, qui en appelle à la solidarité européenne.

Avec AFP et Reuters

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