Les États-Unis réduisent leur contingent militaire en Irak

Les États-Unis ont décidé de réduire de 5 200 à 3 000 leurs effectifs militaires en Irak, a annoncé le général Kenneth McKenzie, chef du commandement militaire américain au Moyen-Orient.

L’armée américaine a annoncé mercredi 9 septembre une réduction de ses effectifs déployés en Irak, qui passeront de 5 200 à 3 000 militaires d’ici la fin du mois.

“Reconnaissant les grands progrès accomplis par les forces irakiennes et en consultation et en coordination avec le gouvernement irakien et nos partenaires de la coalition, les États-Unis ont décidé de réduire leur présence militaire en Irak d’environ 5 200 à 3 000 militaires durant le mois de septembre”, a déclaré Kenneth McKenzie, chef du commandement militaire américain au Moyen-Orient, à Bagdad.

La Maison Blanche avait fait savoir mardi qu’une annonce était proche sur une nouvelle réduction des troupes américaines en Irak, où les soldats américains qui pourchassent les cellules dormantes jihadistes sont confrontés aux attaques croissantes de factions pro-iraniennes.

“Les progrès ont été significatifs”

Les États-Unis continueront à épauler l’armée irakienne dans sa lutte contre les derniers éléments du groupe État islamique (EI) encore actifs dans le pays, et maintiendront une présence limitée en Syrie, a précisé le général américain dans un discours prononcé à l’occasion de la prise de fonction du nouveau commandant de la coalition anti-EI, le général Paul Calvert.

Nous devons poursuivre notre coopération contre l’EI avec nos partenaires en Irak et Syrie”, a-t-il dit. “Cette présence réduite nous permet de continuer à conseiller et assister nos partenaires irakiens dans l’extraction des derniers restes de l’EI en Irak”, a-t-il ajouté, soulignant la confiance de Washington dans la “capacité des forces irakiennes à opérer de façon indépendante”. “Le trajet a été difficile, le sacrifice a été immense, mais les progrès ont été significatifs”, a-t-il conclu. “Il y a encore beaucoup de travail à accomplir.”

Le président américain Donald Trump, qui tentera de se faire réélire le 3 novembre, avait notamment mené campagne en 2016 en promettant de mettre un terme aux “guerres sans fin” des États-Unis, qui continuent néanmoins de disposer de contingents réduits dans des pays comme l’Afghanistan, l’Irak et la Syrie.

Avec AFP et Reuters

Vues : 23

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*